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HIQUILY Philippe

1925-2013
France

Philippe Hiquily naît en 1925 à Montmartre, Paris, fils d’un père helléniste et d’une mère peintre, ce qui lui ouvre tôt les portes du monde artistique . À 18 ans, il s’engage aux côtés de son père dans la Résistance, puis participe à la campagne d’Indochine (1945–1947) au sein de la division Leclerc .

À son retour, il commence des études aux Beaux‑Arts d’Orléans, puis, à partir de 1948, à l’École des Beaux‑Arts de Paris dans l’atelier de Janniot et Gimond. Il y rencontre des futurs grands noms de la sculpture tels que César, Albert Féraud, Michel Guino ou Robert Müller . En 1953, il obtient le Prix de sculpture de l’école avec son œuvre monumentale Neptune réalisée en fer, puis quitte l’école pour conserver son indépendance artistique.

En 1954, il installe son atelier rue Raymond‑Losserand, dans le 14ᵉ arrondissement, qu’il gardera jusqu’en 1998 . Durant cette période, il vend des petites œuvres dans des galeries parisiennes pour vivre, tout en collaborant avec Germaine Richier, en lui fabriquant des socles pour ses sculptures.

Son travail se nourrit d’influences multiples : l’archéologie – avec les Vénus paléolithiques – les idoles cycladiques, ainsi que la rétrospective de Julio González en 1952, qui l’inspire dans l’usage du « direct metal » (découpage et soudure directe de tôles).

Il commence à exposer dès 1955 à la Galerie Palmes à Paris, puis en 1959 à New York, où ses œuvres suscitent l’enthousiasme des milieux artistiques américains — Léo Castelli, Rauschenberg, Johns, Noguchi — et plusieurs musées américains (MoMA, Guggenheim) acquièrent ses pièces.

À partir des années 1960, Hiquily élargit sa pratique au mobilier — onirique, surréaliste — et à la sculpture mobile (kinétique), explorant l’équilibre formel, le mouvement et une sensualité omniprésente, dans un vocabulaire à la fois ludique et érotique .

Il refuse toute adhésion à un courant artistique (surréalisme, Nouveaux Réalistes…), préférant rester un créateur libre et à contre-courant, ce qui confère à son œuvre une poésie subversive, à la fois sensuelle, humoristique et profondément expressive.

Hiquily décède en 2013 à Villejuif, laissant une œuvre riche, exposée dans de nombreux musées prestigieux — MoMA, Guggenheim, Hirshhorn, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Montréal, La Havane…  En 2010, il est fait Chevalier de l’Ordre national des Arts et Lettres 

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